En ski-raquette dans les Laurentides
Nouveauté dans le domaine de la « glisse », voici le ski-raquette qui devrait plaire aux amateurs de raquettes un peu lassés de descendre à pied de belles pentes de neige fraîche ! J’ai expérimenté la chose il y a quelques jours dans les Laurentides avec Marc-André Lebuis, guide-fondateur d’Eco Aventure Monde qui organise des sorties d’initiation hivernale aussi bien à la Forêt Montmorency que dans la Vallée Bras-du-Nord (région de Québec) et le parc régional Val David-Val Morin (Laurentides). J’ai bien aimé le concept qui fait gagner environ 30% de distance (ou de temps) par rapport à une sortie de raquettes. On peut emprunter des sentiers de raquettes (surtout en montée et sur le plat) mais pour les descentes, mieux vaut passer dans la poudreuse. C’est là que les choses peuvent se gâter si l’on n’est pas très bon dans le hors piste en général… mais on peut toujours descendre les pentes dans la neige folle en zigzaguant pour ne pas prendre trop de vitesse. Ceux qui savent faire du télémark (comme Marc-André sur la photo) goûtent davantage aux joies de la descente ! Selon lui, la technique s’apprendrait en une seule sortie de groupe…
Le ski-raquette a 125 à 145 cm de long, une bonne largeur et une fixation universelle avec ajustement facile. Une peau synthétique, facilitant la montée, est intégrée à la base du ski. Le modèle utilisé (HOK d’Altai Skis) est fabriqué par deux Québécois, dont un ancien de Karhu.
Essai de trottinette des neiges
C’est l’un des nouveaux sports d’hiver à la mode au Québec: la trottinette des neiges tirée par un chien « normal ». J’ai testé la chose le week-end dernier dans le parc régional des Appalaches (région de Chaudière-Appalaches) sur neige fraîche. Les beaux pitous vaillants (surtout des bouviers bernois réputés pour leur endurance) tiraient la langue. Et nous devions patiner allègrement pour les aider, même sur terrain quasi-plat. Un excellent exercice cardio-musculaire (cuisses-fessier) ! En phase de récupération (tous les 500 mètres), voyez les chiens à l’œuvre sur la photo ci-dessous… J’ai résumé l’essai en un « mini-traîneau à chiens » avec certes moins de défis que le vrai avec chiens puissants type Husky, en terme de vitesse (bienvenue aux adeptes de la glisse lente) et de conduite de traîneau (moins sportive dans les virages) mais pour la dépense physique, le partage est plus égal entre patineur et chien, parole de testeuse ! On pourrait aussi appeler ça de la patinette sur neige quoique qu’on puisse bien trotter pour ne pas trop fatiguer les toutous.
Le parc régional des Appalaches a choisi pour « niche » les propriétaires de chiens en mal de balades de toutes sortes, dont celle-ci. On peut y louer trottinette et harnais pour pas cher ou participer à une sortie guidée d’initiation.
Entre New York et la Floride, il y a le New Jersey
Certains États américains viennent régulièrement à Montréal vanter leurs mérites en tant que destination touristique, histoire d’accroître leur clientèle québécoise. Une délégation du Vermont est ainsi venue à l’automne pour tenter d’attirer plus de skieurs québécois sur ses pistes et j’ai pu moi-même tester celles de la station Smugglers’ Notch le mois dernier.
Le 21 février, c’était au tour d’une délégation du New Jersey, avec sa lieutenant-gouverneur Kim Guadagno et la directrice du tourisme du Cape May County, Diane Wieland, de faire la route en direction du nord. Principalement pour venir rassurer les Québécois très friands des plages du New Jersey du fait que la région n’a été qu' »égratignée » par le passage de l’ouragan Sandy en octobre dernier. Les sites touchés sont en train d’être nettoyés ou réparés et tout sera « comme à la normale » pour la saison estivale. Qu’on se le dise à l’heure de la préparation des vacances estivales !
Visite de palace
En balade à Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans le sud de la France début janvier, j’ai visité l’un des plus beaux palaces de la Côte d’Azur. Le Grand Hôtel du Cap Ferrat domine la pointe de la presqu’île avec une vue incroyable sur la mer et des jardins dont on devine la beauté même en hiver. A défaut de loger sur place – certaines suites coûtent 4.000 euros la nuit – on peut à tout le moins aller prendre un verre à l’heure de l’apéritif (comme le cocktail Cocteau à la Suze) ou à l’heure du thé.
www.saintjeancapferrat.fr; www.cotedazur-tourisme.com; www.grand-hotel-cap-ferrat.com
Nouveautés hivernales dans les parcs nationaux du Québec
Le parc national des Monts-Valin a complété un nouvelle boucle sur son sentier du Mirador, accessible en raquettes. En plus de trois chalets dans le nouveau secteur de la Baie d’Alexis.
Le parc national du Mont Mégantic a modifié le tracé du retour du sentier des Crêtes (rando pédestre, raquette), ouvert l’an passé dans le secteur Franceville. Après le beau sentier qui grimpait sur les hauteurs faisant face au Mont Mégantic, on redescend toujours au fond de la vallée mais au lieu de virer à droite sur un sentier multifonctionnel, plus adapté au vélo qu’à la marche, le nouveau segment se trouve de l’autre côté du ruisseau et revient vers le poste d’accueil par une piste sinueuse passant à travers la forêt.
Le ski-hog à la mode
Cet hybride entre ski de fond et raquettes, qui tente de se tailler une place sur le marché du plein air hivernal depuis quelques années, revient en force, sans doute à la faveur d’une version réellement québécoise du produit. Il semble qu’elle soit nettement plus intéressante que les précédentes, ce que j’ai bien l’intention de vérifier cet hiver. On peut en faire l’essai à la Forêt Montmorency, à Duchesnay, au parc du Fjord du Saguenay ou à l’auberge de montagne des Chic-Chocs.
Le Parc national de la Jacques-Cartier ouvre sa route aux voitures jusqu’au km 10 cet hiver. Une navette permettra en outre aux visiteurs de se rendre jusqu’au pied du sentier des Loups, 8 km plus loin. Ce joli sentier de raquettes grimpe en montagne et permet une belle sortie plutôt que de marcher sur la large route d’été qui longe la rivière. Reste que cette amélioration de l’accessibilité (dixit la SEPAQ) conduit aussi à un nivèlement par le bas en terme d’effort physique à fournir. Personnellement, j’adorais laisser ma voiture à l’entrée du parc, prendre le sentier pédestre suivant la rivière jusqu’à la zone des chalets et tentes-prospecteurs, dormir là en toute tranquillité et sans auto, puis continuer la route à pied pour accéder au sentier des Loups et faire la boucle menant à mi-chemin à un petit sommet.
Le chalet Nature
Je ne suis pas éblouie non plus par la dernière nouveauté de la SEPAQ: le chalet Nature. Dans la foulée de la tendance de tout le Québec à offrir de nouveaux types d’hébergement, les parcs nationaux proposent cet hiver leur petit dernier : un chalet en bois pour quatre personnes, avec tout le confort d’un chalet traditionnel, donc plus qu’un refuge. Il sera, dit-on, plus économique que les plus gros du réseau mais à 165$ la nuit, on voit mal une petite famille y trouver son compte ! Il y aura cinq de ces chalets au parc du Mont Orford, trois aux Monts-Valin, cinq au Mont-Tremblant et autant au parc de la Yamaska. Et pendant que la Sépaq joue les entrepreneurs en bâtiment, on se désole du peu de nouveautés au chapitre des aménagements de sentiers !
Nouveautés hivernales au Québec

En ski de fond dans le Parc Forillon
En Gaspésie
Cet hiver, le parc Forillon sera fermé, sans doute pour cause de compressions budgétaires fédérales… Il faudra aimer la raquette ou le ski nordique pour profiter des pistes non tracées du parc, qui est pourtant magnifique en hiver, comme j’ai pu le constater en février dernier, lors d’une étape de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond.
En Montérégie
Plusieurs fois repoussée, l’ouverture d’Oasis Surf, un parc d’attractions intérieur où le surf sera à l’honneur, devrait se faire au printemps prochain !
Dans les Laurentides
Les hébergements dans les arbres ont décidément la cote. A Nominingue, dans les Hautes Laurentides, Les Toits du monde proposent de dormir sur quatre saisons dans des cabanes perchées.
A Laval
J’ai moins la dent sucrée que la bouche gourmande salée mais j’ai craqué récemment pour les petites truffes à la pâte de noix de Tessier Lavigne.
Dans Lanaudière
L’Auberge Matawinie, à Saint-Michel-des-Saints, a fait peau neuve après d’importants travaux intérieurs. Aux fourneaux, Emmanuel R. Desjardins, qui a fait ses armes au restaurant L’Eau à la bouche, avec sa mère Anne Desjardins. L’auberge rouvre le 1er décembre et sera très orientée familles et groupes, avec une formule « tout inclus ». www.matawinie.com
L’homme fort ? A Saint-Jean-de-Matha, où se trouve déjà le Musée Louis-Cyr, on restaure la Maison Louis-Cyr, celle-là même où vécut l’homme qui fut un temps le plus fort au monde. Ouverture prévue l’été prochain.
Du ski de fond sans vraie neige ?
Voilà un sujet d’étonnement pour moi : comment peut-on organiser une Coupe du monde de ski de fond en plein centre-ville de Québec alors qu’il n’y a pas encore de neige fraîche ou si peu ? C’est pourtant ce qui va arriver du 6 au 9 décembre pour l’événement Sprint Canada présenté par Quebecor !
On parle ici d’une compétition internationale avec les meilleurs fondeurs au monde, dont Alex Harvey, qu’on pourra voir sur une boucle de 850 mètres tracée sur neige artificielle (sans doute) près du Parlement. Bon coup de marketing sans doute pour la ville de Québec mais pour une adepte de neige folle et de ski de fond dans les bois comme moi, c’est presque une imposture… surtout à côté d’une vraie station de ski de fond comme celle du mont Sainte-Anne.
Toujours plus haut !
Le centre d’escalade Allez Up s’est relocalisé… à Montréal dans des silos !
Situé au 1555, rue Saint Patrick, il offre 73 « voies » pour grimper sur plus de 40 mètres de haut dans les silos Redpath. Du coup, il devient le centre d’escalade intérieur le plus « haut » du Canada. Intriguant d’imaginer de quoi on a l’air, en l’air, dans un silo… Il ne faut sûrement pas être claustrophobe !






Grouille pour pas qu'ça rouille