Foulage de raisins
Voilà qui me ramène des années en arrière, à l’époque de mes études universitaires à Bordeaux. Je travaillais alors tous les automnes aux vendanges dans le Bordelais et mon meilleur souvenir est celui d’un séjour dans une famille de vignerons de l’Entre-Deux-Mers où l’on foulait encore le raisin aux pieds (avec bottes de caoutchouc bien terreuses parfois) avant d’aller déguster des repas pantagruéliques (matin, midi et soir). Le vin coulait à flot (sauf au petit déjeuner) pour faire passer le tout…
Autant dire que cette annonce du « premier championnat québécois de foulage », organisé par la Route des vins de Brome-Missisquoi le 15 septembre prochain ne pouvait que piquer ma curiosité…L’événement aura lieu au Vignoble Domaine Les Brome, dans les Cantons-de-l’est. Au programme : le foulage – qui consiste à presser les raisins avec les pieds – par quarante équipes de deux personnes. Chacune aura trois minutes pour produire le plus de jus possible dans un baril qui contient environ dix kilos de raisins. La grande finale durera cinq minutes. Une compétition qui promet de bonnes sueurs pour les participants et beaucoup de plaisir pour les spectateurs !
Coût : 20$ par équipe. Date limite d’inscription : le 4 septembre sur le site www.domainelesbrome.com.
A consulter : www.laroutedesvins.ca/fr/
Nouveautés Sépaq : les pour et les contre
Voici les points positifs et négatifs que je relève dans les nouveautés du réseau des parcs et réserves fauniques du Québec, gérés par la SÉPAQ…
Les pour :
– Fini le plastique, vive les porte-bûches réutilisables pour emporter du bois en vrac sur son site de camping. Les porte-bûches ont été fabriqués au Québec à partir de retailles de stores.
– L’accent mis dans les parcs nationaux pour faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite. Le parc national d’Oka vient à cet égard d’obtenir la mention Kéroul 2012, un prix bien mérité, notamment pour avoir adapté deux tentes Huttopia et plusieurs autres équipements et sentiers à cette clientèle.
– Le développement des prêts-à-camper, tentes Huttopia et Hékipia, pour inciter les gens à aller camper, même si je préfère moi-même le camping sauvage…
– La souplesse de départ et d’arrivée, tous les jours de la semaine, à l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, en Gaspésie.
Les contre :
– L’introduction du segway à la Station touristique Duchesnay : même si le véhicule monoplace est électrique, quelle drôle d’idée de mettre cet engin aux conducteurs statiques sur les mêmes pistes que cyclistes ou marcheurs !
– L’expérience des « parcours parcs », nouveau concept destiné à faire découvrir certains parcs à l’aide d’un téléphone intelligent : beaucoup de temps et d’argent dépensé pour ce projet destiné à être dans l’air du temps, au lieu d’inciter les visiteurs à profiter simplement de la nature en laissant leur téléphone de côté, le temps des vacances ou d’un week-end.
– « Donnez… la nature vous le rendra ». Je n’en reviens pas qu’un organisme para-gouvernemental lance une campagne de levée de fonds pour obtenir des dons de la population afin de réaliser des projets de conservation ! On peut contribuer en ligne au Fonds Parcs Québec ou déposer des sous dans une boîte de dons à l’entrée des parcs… On offre aussi la possibilité, via un don minimal de 25 dollars, d’adopter symboliquement un animal associé à un parc : nyctale de Tengmal, tortue serpentine, papillon lune, caribou montagnard, fou de Bassan, loutre, loup… Encore une idée bien néo-libérale pour éviter que le gouvernement (et le contribuable) paie pour le bien commun !
Québec : le mouvement étudiant suscite un « débat de société »
Publié le 23 mai 2012
« La question de l’accès universel à des études supérieures ne date pas d’hier au Québec », souligne Antonia Maioni, professeur de sciences politiques à l’université McGill, université anglophone réputée de Montréal. « Acquis de la « révolution tranquille » [la conversion aux principes de l’Etat-providence dans les années 1960], ajoute-elle, la gratuité a été contestée dans les années 1990″, mais le Parti québécois au pouvoir avait alors imposé un moratoire pour la préserver. Lire la suite…
Récemment publié… Au Québec, le conflit étudiant s’étend et se radicalise
Publié le 24 mai 2012

Une marée humaine a répondu, à Montréal, au premier ministre québécois, Jean Charest. Quatre jours après l’adoption d’une loi censée briser un mouvement de protestation contre une hausse de frais de scolarité dans l’enseignement supérieur, le cortège s’est déplacé, mardi 22 mai, du quartier des spectacles à celui des affaires, sur de grandes artères, provoquant des bouchons à la sortie des bureaux. Lire la suite…
La photo de la semaine
Station BLÜ Bains nordiques, le superbe établissement de Saint-Tite-des-Caps dont une partie des locaux avaient été incendiés le 6 janvier dernier, rouvre ses portes le 11 mai prochain.
En route pour Charlevoix ou depuis Québec, qui n’est pas si loin, l’arrêt s’impose pour relaxer dans les bains extérieurs, le hammam, le sauna ou sur une table de massage…
Julien Dumas, nouveau chef du Panache
Annoncée par l’agence Mercure Communications, la nomination de Julien Dumas comme nouveau chef du Panache (restaurant de l’Auberge Saint-Antoine, à Québec), entrera en vigueur au mois de mai !
Le jeune chef français (32 ans) est un spécialiste des produits de la mer qui a étudié à Grenoble avant de faire ses premières armes dans les cuisines d’Alain Ducasse au Plaza Athénée parisien. Sous-chef ensuite au Crillon (restaurant Les Ambassadeurs), il réintègre l’équipe ducassienne comme chef au Domaine des Andeols de L’Auberge Alain Ducasse à St-Saturnin les Apt. Depuis 2009, il officiait comme chef de cuisine au restaurant parisien Rech, réputé pour ses poissons et fruits de mer, repris en 2002 par… Alain Ducasse. Une recrue de choix donc !
L’intéressé, marié à une Québécoise, souhaitait depuis longtemps s’installer au Québec et travailler avec ses produits: « Mes vacances au Québec dans la famille de mon épouse m’ont, dit-il, fait connaître la richesse des produits québécois. Ce sera pour moi un superbe défi à relever ». Avec panache, sans aucun doute !
Au Québec, des pionniers très féconds
Publié le 12 novembre 2011
Quatre siècles de registres paroissiaux de la Nouvelle-France révèlent que les premiers arrivants avaient la descendance la plus abondante. Le curé qui inscrivait méthodiquement dans un registre paroissial de la Nouvelle-France les naissances, mariages et décès ne se doutait pas que quatre siècles plus tard son travail servirait la cause scientifique, offrant de précieuses informations aux chercheurs en génétique des populations ! Une vaste étude réalisée au Québec et publiée le 3 novembre dans Science révèle que, chaque fois que des individus s’établissent sur un territoire, ils réussissent mieux à transmettre leurs gènes que ceux qui n’ont pas migré. Lire la Suite…
Les groupes français comptent jouer leur carte dans le Grand Nord du Québec
Publié le 13 septembre 2011
Le gouvernement de la Belle Province va développer les activités minières et énergétiques. Le ministre français de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, Eric Besson, veut profiter de l’appel aux investissements étrangers lancé en mai par le premier ministre québécois, Jean Charest, pour la mise en valeur de la zone septentrionale de la Belle Province. Le « Plan Nord » vise à développer un territoire de 1,2 million de kilomètres carrés (deux fois la France) peuplé de 120 000 habitants, dont un quart d’Indiens et d’Inuits. Il sera progressivement doté de 85 milliards de dollars canadiens (63 milliards d’euros) sur 25 ans. Lire la Suite…
Richard Desjardins, voix québécoise tendre et engagée
Publié le 1er juillet 2011
Le chanteur, auteur-compositeur, guitariste et pianiste joue à Paris et dans quelques festivals. Quand il ne chante pas, il réalise des documentaires sur les ravages de l’exploitation forestière au Québec (L’Erreur boréale, 1999), la vie dans une réserve d’Algonquins (Le Peuple invisible, 2007) ou, comme il le fera en octobre dans True Story, l’histoire et la réalité minière de son pays, l’Abitibi-Témiscamingue. Richard Desjardins, 63 ans, porte cette région du nord-ouest du Québec dans ses gènes. Que cela soit dans ses films, conçus et réalisés avec son ami Robert Monderie, ou dans ses chansons qui fleurent bon le terroir québécois, avec un accent et une gouaille qui lui sont propres. Lire la Suite…
Cuisiner par procuration
Les livres de cuisine se vendent de plus en plus comme des petits pains chauds et les médias (surtout télévisuels) suivent le mouvement de l’intérêt populaire pour tout ce qui a trait aux fournaux et à la gastronomie. Au Québec, la compagnie Influence Communication a recensé en 2011 les nouvelles de tous domaines. Le poids de la cuisine dans les médias québécois était de nouveau en hausse, à quelque 5%, soit à peine un peu moins que celui des nouvelles en arts et spectacles ! Le bilan révèle aussi qu’on a parlé dix huit fois plus de cuisine que de pauvreté dans les mêmes médias en 2011… Commentaire de Jean-François Duval, président de la firme au Devoir: « Avant, la cuisine était un service. Maintenant, c’est devenu un divertissement »…. Et tant pis si le frigo est vide ?


Grouille pour pas qu'ça rouille